Fire Emblem : La renaissance du Phénix

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 Genèse

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Néo
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MessageSujet: Genèse   Jeu 2 Fév - 14:23

Genèse, partie 1 : Apocalypse

: Début de :
 

Fitzgerald : Soldats de l’empire ! Chargez !!!

Toute l’armée de l’empire était réunie, et elle chargeât de concert. Le nombre d’hommes était ahurissant, c’était plus d’un million de soldats qui se ruaient en même temps vers les Démons ! Mais alors que ces derniers envoyaient des salves de plasma qui réduisaient à néant les lignes de front, de la porte d’Indria entrouverte sortit encore d’autres Démons…

Démon Faust : Haaaaah… voici enfin la lumière du jour… quel charmant monde, il n’a pas changé en huit millénaires…

Démon Pluton : Vous voulez vraiment vous dresser contre nous et mourir ? Soit, aucun d’entre vous n’en sortira vivant !

Sur ces paroles il balança une gerbe de flammes violettes qui occi sur place un général humain.

Balbuzar : Bon sang, vous voyez dans quel merdier vous nous avez foutus ? J’attends que vous assumiez les conséquences de vos actes, Samaël !

Celui auquel le roi de Belfroit s’adressait était un homme, enveloppé dans un long manteau noir, qui cachait son visage.

Samaël : Tout… est de ma faute. Je ne m’attendais pas à ça. Je vais me battre à vos côtés et réparer mes erreurs passées !

Balbuzar : J’y compte bien ! Dunamès ! Vous me protégerez personnellement. Le reste de la garde appuiera l’offensive de l’armée.

Dunamès : Bien, sire !

Alors que des milliers de cadavres fumants emplissaient déjà les plaines, les premières lignes parvenaient enfin aux premiers Démons. Les soldats frappèrent de toutes leurs forces, si bien que sous les attaques répétées d’une centaine d’entre eux, un Démon finit par périr.

Démon Xanator : Eh bien, Igram, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu t’es fait battre par de misérables humains ? Attends…

Il incanta un sort qui redonna la vie au Démon tombé !

Démon Igram : Désolé, j’ai du relâcher mon attention !

Diane : Ainsi ces monstres sont capables de se ressusciter entre eux ? Malédiction, mais comment sommes-nous censés en venir à bout ?

Sur les mers, Brittania avait déployé toute sa flotte, l’Armada, dans son intégralité. Plus d’un millier de navires de guerre, armés de pied en cap, voguaient vers les plaines de Mahora, lorsqu’un Démon aqueux apparut devant le vaisseau pilote.

Démon Neptune : Quel comité d’accueil ! Mais, votre course s’arrête ici je le crains…

Alors que les douze bateaux de guerre les plus proches lui tiraient déjà dessus au canon, Neptune disparut, pour prendre le contrôle des capitaines de huit bateaux et de leurs lieutenants respectifs. Tous les avatars que possédait le Démon se mirent alors à attaquer leurs propres hommes, et à les tuer, engendrant le chaos sur tout le pont du navire. Dans le tumulte, un avatar prit la barre pour faire tourner le bateau de guerre, et un autre alluma un canon en visant d’autres vaisseaux de la flotte.

Alors que les morts s’entassaient déjà par dizaines, plusieurs navires de l’Armada, réputée pourtant invincible, commençaient à sombrer dans le sinistre manteau de l’océan…

Samaël se téléporta juste derrière le démon Xanator, celui qui avait ressuscité l’autre, et profita de ce qu’il soufflait après avoir activé son sort pour invoquer une sphère de magie noire qu’il lui assena par derrière.

Samaël : Meurs, Démon !

Démon Xanator : Toi… C’est toi qui as dérobé le Fire Emblem, non ? C’est grâce à toi que nous sommes libres, et pourtant tu cherches à nous tuer ? Eh bien, tant pis pour toi !

Xanator tua alors Samaël, puis il se servit de son enveloppe charnelle comme d’une marionnette ! Il l’utilisa pour invoquer une gerbe de rayons noirs qui s’abattirent sur les troupes de soldats.

Balbuzar : Diantre, nous n’y arriverons pas ainsi ! Il faut réveiller la Bête !

Elisa : Mais, nos ancêtres ont juré de ne plus réveiller cette arme de destruction massive, elle est bien trop puissante !

Balbuzar : Nous n’avons pas le choix ! C’est la seule solution pour vaincre les Démons, vous le voyez bien !

Elisa : Bon… C’est entendu !

Alors les rois et reines des différentes nations se mirent en cercle, en se donnant la main, car c’était la condition pour ranimer le Monstre : tous les souverains devaient être d’accord et unis dans leur choix.

Grâce à leur rituel ancestral, une rune géante apparut dans le ciel, et en sortit un être immonde, ressemblant à un squelette de dragon, mais faisant près d’un kilomètre de grandeur. Il poussa un hurlement terrifiant qui retentit dans tout le continent de Salmuria !

Balbuzar : La Bête… dans les récits de l’Apocalypse, elle est la dénaturation de l’homme, l’état de puissance absolue et corrompue qui a été atteint en sacrifiant le fondement même de l’humanité. Elle est le Monstre créé par l’homme, dont le but est de combattre le Monstre qui menace l’homme ! Combattre le feu par le feu… tuer le Monstre par un Monstre encore pire… Nous sommes tous sacrifiés, mais ce sacrifice sauvera l’humanité !

La Bête cracha alors un immense brasier de flammes noires gigantesques, qui calcina et tua sur le coup plusieurs démons.

Démon Xolrios : Eh, tout doux, toi !

Il se téléporta sur le dos de la Bête.

Démon Xolrios : Tu feras un parfait avatar, ma foi !

Le Démon Xolrios, alors, insuffla toute son énergie dans la Bête, et en prit le contrôle ! La Bête baissa alors la gueule en direction des hommes, et, d’un monstrueux râle, cracha d’immenses gerbes de feu noir. Un vrai déluge de flammes terribles s’abattit dans les rangs des hommes, rongeant armures et chairs comme l’acide le plus corrosif, et des centaines de milliers d’êtres humains périrent en quelques instants.

Elisa : Damnation ! Nous avons sacrifié notre humanité pour éveiller un Monstre, qui à présent se retourne contre nous ! C’est la fin, la fin de l’espoir, la fin des temps, la fin de tout !

Julion : Si même le pire monstre n’a pas pu nous sauver, c’est que rien ne l’aurait pu. Ce doit être le destin…

Dunamès, pleurant : Non ! Déesse Rena, nous sommes en train de tous disparaître, pourquoi n’intervenez-vous pas ?!

La Bête devenue l’avatar du démon se téléporta au-dessus du continent d’Heimdall. Elle détruisit d’abord Phantsama d’une seule attaque. Puis les pays de Belfroit, et Brittania. Les nations brûlaient les unes après les autres, la débâcle était totale, et très bientôt rien ne resterait de la civilisation humaine…

C’est alors que tout disparut. Un flash blanc illumina son esprit, et Néo se réveilla en sursaut.

Un… un cauchemar ? Tout ça n’était donc qu’un cauchemar ?
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Néo
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MessageSujet: Re: Genèse   Jeu 2 Fév - 14:23

Genèse, partie 2 : Réveil brutal

: Début de :
 

Néo rouvrit les yeux, haletant. Son cœur battait la chamade ! Il sortait d’un songe terrifiant, dans lequel un monde qu’il ne connaissait pas, mais qui lui semblait étrangement familier, était en train de mourir…

Il mit un moment à s’en remettre, mais, lorsqu’il eut reprit son souffle et son esprit, la sinistre réalité revint à lui…

Il était allongé, dans une pièce où gisaient plusieurs cadavres très frais. Il se souvint alors de ce qui s’était passé avant qu’il ne perde connaissance… Le manoir, l’attaque surprise, les gardes qui tombaient un à un, impuissants, tout lui revint en une fraction de seconde, et Néo se leva d’un bond.

Il était le chef des gardes du corps de la famille de nobles qui vivait en ces lieux. Mais, à l’instar de ses hommes, il n’avait rien pu faire lors de l’attaque, et ce fut un vrai massacre. Il fit le tour du manoir, pièce après pièce, dans les moindres recoins, et constata que tous étaient morts : les domestiques, les gardes, les maîtres. Tous, hommes, femmes, et enfants, avaient péri, et les principaux coffres avaient été pillés. Néo était le seul survivant de cette attaque…

Pourquoi ? Pourquoi les dieux l’avaient épargnés ? Pourquoi lui ?

Néo n’avait pas la réponse à cette question. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il avait survécu par miracle. Tous ses hommes étaient morts. Les assaillants n’avaient pas pu être identifiés. Néanmoins, Néo soupçonnait le clan rival d’avoir organisé ce massacre… Alors que l’idée germait dans son esprit, il fut surpris par des bruits. Des gens entraient dans la demeure !

En guettant leurs paroles, Néo comprit qu’il s’agissait de miliciens. Alertés par les locaux, ils sont venus pour constater l’étendue des dégâts, et enquêter sur le meurtre. Néo eut l’envie d’aller à leur rencontre, pour se constituer témoin, mais il se ravisa bien vite.

Et si la milice était aux ordres du clan ennemi ? Il ne fallait pas sous-estimer cette famille, elle était puissante… très puissante. Elle aurait pu, en plus de se payer des mercenaires pour se débarrasser de leurs rivaux, soudoyer les forces de l’ordre pour qu’elles défendent ses intérêts ! Et alors, si les miliciens découvraient Néo en vie, ils l’arrêteraient sûrement, et on s’arrangerait pour qu’il meurt en douce, sans que personne ne soit désigné comme coupable… et l’affaire serait étouffée. Cela peut sembler capillotracté, mais après tout, ce genre de pratiques était courante chez les aristocrates cupides et arrivistes, Néo ne le savait que trop bien…

Alors il décida de fuir.

Il passa discrètement un corridor, qui le mena jusqu’à la sortie de service, celle empruntée par les domestiques. Faisant attention à ce qu’il n’y ait personne, Néo sortit de la bâtisse, et se faufila dans les jardins, à travers les buis taillés. Alors qu’il entendait d’autres voix s’ajouter aux premières venant du devant du manoir, il progressa de plus belle en direction du fond du jardin.

Là, il escalada la clôture, grimpa dans un arbre, et sauta de près de quatre mètres de haut, dans une botte de foin de l’autre côté de la palissade, dans un champ voisin. Là, il prit les jambes à son cou !

Il fallait partir loin d’ici, en tant que garde du corps de la famille Landiscar, le visage de Néo était sans doute connu de la plupart des miliciens. Il allait devoir quitter la région, et pour ce faire il savait déjà où aller. Il allait traverser la chaîne montagneuse, et de l’autre côté, allait se rendre dans la plus grande ville du pays. Dans cette grosse métropole, véritable fourmilière humaine, il passerait inaperçu.

Mais, s’il savait où aller, il ne savait pas encore ce qu’il allait devenir. Garde du corps était son métier, et l’assurance d’une vie stable et sûre. Qu’allait-il faire, maintenant que ses employeurs étaient morts, et leurs biens dépouillés, pour gagner sa vie ?

Il allait certainement devoir se vendre en tant que garde du corps, voire en tant que mercenaire. Après tout, il ne savait faire que ça de bien !

Il l’ignorait encore, mais c’était le début d’une grande aventure…
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Néo
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MessageSujet: Re: Genèse   Jeu 2 Fév - 14:24

Genèse, partie 3 : Rencontre

: Début de :
 

Durant les jours qui suivirent, Néo avançât donc en direction de la capitale. Il progressa essentiellement à travers bois et champs, évitant les routes principales, sur lesquelles il risquait d’être repéré. Il s’arrêtait la nuit dans des fermes pour y demander l’hospitalité le temps d’une nuit, en échange de quoi il aidait aux travaux le matin, avant de repartir.

Ainsi, il avançait lentement, mais sûrement, et mit près d’une semaine pour traverser la chaîne de montagnes et descendre la vallée, vers la plus grande métropole de la région. Mais, enfin, il atteignit sa destination, et s’arrêta dans une auberge. Il jaugea le peu d’argent qu’il y avait dans la seule bourse qu’il avait pu emmener, et craint qu’il n’ait assez d’écus que pour un repas, et pas pour la nuit…

Soupirant, il prit quand même place à une table.

: Fin, et début de :
 

Ne sachant pas comment il allait pouvoir se débrouiller la nuit, ni de quoi le lendemain serait fait, il préférait remplir son estomac, vide depuis trop longtemps, quitte à devoir veiller toute la nuit, ignorant qu’il allait faire une rencontre qui serait déterminante pour son avenir…

Alors qu’il était attablé, il vit entrer dans la taverne une jeune femme métisse, très belle, et tout aussi élégante. Elle attira aussitôt le regard du garde du corps déchu, car elle détonait avec le reste du paysage : ce n’était pas seulement le fait qu’elle était métisse, et élégamment habillée, là où tous les clients présents dans l’auberge étaient des paysans ou ouvriers assez crasseux, non, il y avait autre chose, qui faisait que cette jeune femme semblait rayonner par-dessus la masse. Contrairement à tous les autres, elle affichait un sourire radieux, sincère. Elle semblait vraiment heureuse, et c’est ce qui captiva le plus Néo.

::
 

Attiré par le sourire de cette jeune femme, et, il fallait aussi le dire, par sa grande joliesse peu commune, Néo se laissa aller à lui sourire… La jeune femme le remarqua, et lui fit un clin d’œil. Néo, surpris, se ravisa aussitôt, et baissa le regard, penaud, vers ses pommes de terre au pot et son ragoût de lapin. Oui, car il fallait dire que notre homme était d’un naturel timide. Il n’aurait jamais osé en des circonstances normales faire un tel geste envers une inconnue, et avait peur que ce fusse mal interprété.

Mais la jeune inconnue n’avait pas du tout considéré ce geste comme étant mal placé. Alors que Néo se contentait de manger sans oser regarder alentour, elle alla au comptoir, commanda à dîner, puis… marcha jusqu’à la table où était assis Néo !

??? : Monsieur ? Je vous souhaite le bonsoir ! J’espère que je ne vous dérange pas ?

Néo leva la tête, incrédule.

Néo : Euh… B-bonsoir. Non, vous ne me dérangez pas du tout, voyons… hum… Oh, mais, vous voulez peut-être vous asseoir ?

Alors qu’il allait se lever pour tirer la chaise en face de lui, galant homme qu’il était, la jeune inconnue le prit de vitesse et s’assit elle-même avant qu’il n’en eut le temps.

Néo, pensées : Mais… pourquoi m’aborde-t-elle ? Qui peut-elle donc être ? Au vu de la richesse de ses habits, ce doit être une noble, ou une bourgeoise… Mais une noble n’aborderait jamais un type comme moi ! Donc c’est une bourgeoise. C’est peut-être une artiste, ou une commerçante…

Néo : Je… je me nomme Néo.

??? : Enchantée, Néo ! Mon nom est Talim.

Néo : Ah ? Eh bien, enchanté de même !

Talim : J’espère que je ne vous ai pas trop effrayé en vous abordant, c’est vrai que je me suis permise de venir sans rien vous demander !

Néo : Non non, pas de problème !

Talim : En fait, j’ai pour habitude de passer d’auberges en auberges, car je voyage beaucoup, pour mon travail. Le souci, c’est que je voyage toujours seule, alors que je déteste manger seule… C’est tellement mieux de prendre son dîner en compagnie d’une personne, même que l’on ne connaît pas, pour discuter un peu, cela est si réconfortant, vous ne trouvez pas ?

Néo : Hum… certes !

Talim : Cela ne vous dérange pas si je mange en votre compagnie pour ce soir ?

Néo : Non, pas le moins du monde !

Talim : Vous m’en voyez fort aise !

Finalement le repas de Talim lui fut servi, et elle commença à manger en compagnie de Néo.

Néo : Ainsi, vous vouliez juste un peu de compagnie pour le dîner. Mais, pourquoi m’avoir choisi, moi ? Qu’est-ce qui a orienté votre choix parmi tous les clients ?

Talim : C’est simple, votre sourire !

Néo : Mon… sourire ?

Talim : Oui, bien sûr ! Tous les autres clients semblaient affairés à suivre un quotidien morose, et ne prenaient même plus la peine de sourire. Il n’y a que vous qui m’avez regardée quand je suis entrée. Il n’y a que vous qui m’avez adressé un sourire ! Personne d’autre n’a levé la tête, personne d’autre n’a souri, ils sont tous restés enfermés dans leurs habitudes. Pourtant, je trouve cela triste ! Car à force de toujours suivre la même rengaine, les mêmes habitudes, on finit par s’habituer à la morosité elle-même, et on ne prend plus la peine de sourire… C’est tellement dommage !

Néo : Ah… je vois, je… comprends ce que vous voulez dire.

Il reprit une bouchée de son ragoût qu’il mâcha avec attention. Il hésitait à reprendre la parole, à cause de sa timidité, mais, constatant la grande simplicité que son interlocutrice semblait accorder au bonheur, il fit l’effort de poser la question qui lui brûlait les lèvres :

Néo : Talim, dis-moi… Tu as dit que tu étais amenée à voyager pour ton métier, mais, quel est-il en fait ?

Il l’avait tutoyée naturellement, sans même y penser. C’était venu tout seul.

Talim : Moi ? Eh bien, je vis de négoces. Disons que je suis une sorte de… commerçante ambulante. Je passe de villes en villes pour vendre des choses, en racheter d’autres, faire des affaires quoi !

Néo, pensées : Mon intuition était bonne, cette femme n’est donc pas une noble, elle vit du commerce.

Néo : Je vois. Et, quel genre de… choses ?

Talim : Oh, toutes sortes d’objets ! Principalement des outils, que je rachète à des artisans et que je revends à des paysans ou des bourgeois. Mais je négoce aussi des œuvres d’art, des vêtements, des parfums, et des armes, bref, tout ce qui est facilement transportable, à part la nourriture qui risque de rancir. Cela dit, il m’arrive aussi de faire du commerce de certaines denrées comme le sucre, le sel ou encore certaines épices. Oui, en fait, je commerce vraiment un peu de tout !

Néo rit avec Talim. Il se sentait bien avec elle, il sentait une sorte de relation s’installer déjà… Il sentait un bon « feeling » avec cette jeune femme.

Talim : Et toi, Néo ? Que fais-tu dans la vie ?

À ces mots, le sourire de Néo devint mélancolique. Cette question lui rappela le triste épisode qu’il venait de vivre, et qui semblait à la fois si lointain, et encore si proche…

Néo : Je suis… enfin, j’étais, un garde du corps. Mais aujourd’hui j’ai perdu mon travail, et je ne suis plus qu’une âme errante, qui vagabonde sans but.

Talim : Oh…

Elle lui prit tendrement le poignet.

Talim : On a tous connu des moments difficiles dans notre vie. On ne peut pas revenir sur notre passé pour le changer, mais ce qu’on peut faire, c’est en parler pour apaiser notre présent.

Néo sentit les larmes lui monter à l’œil. Talim était si bonne, si gentille ! Il n’était pas habitué à ce genre d’attentions, surtout de la part de quelqu’un qu’il ne connaissait pas encore une heure auparavant ! Il se demanda à un moment si cette jeune femme pouvait être une ennemie, soudoyée par le clan de nobles pour le démasquer et le capturer, mais en y réfléchissant, c’était impossible. Vu le chemin qu’il avait emprunté, personne n’aurait pu le suivre, il n’avait eut de contacts qu’avec des fermiers depuis le massacre, et les petits paysans des campagnes ne pouvaient pas savoir qui il était. Alors il raconta à Talim son histoire…
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Néo
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MessageSujet: Re: Genèse   Jeu 2 Fév - 14:24

Genèse, partie 4 : « La nuit porte conseil »

: Début de :
 

En racontant son histoire, Néo se sentait soulagé. C’était la première fois qu’il faisait le récit de ce massacre à une personne, et cela lui mettait du baume au cœur. Il se sentait apaisé, et son esprit se débarrassait peu à peu de ses tourments. L’esprit plus léger, il se laissa aller à songer à l’avenir, et une idée germa…

Mais cette idée était audacieuse, et il n’osa pas en faire part à Talim… du moins, pour le moment. Il espérait que le courage de lui en faire part lui viendrait plus tard.

Néo : Merci, Talim.

Talim : Mais de rien, c’est tout naturel !

Elle afficha un sourire radieux, qui réchauffa le cœur du jeune homme.

Talim : Dis-moi… cela te dirait-il de passer la nuit en ma compagnie ?

Néo : Hein ? Euh… Je ne sais pas, si… Enfin je veux dire, on ne se connaît que depuis peu, toi et moi. N’as-tu pas peur que je n’en profite, pour… abuser de toi ?

Talim, souriant : Je l’ai déjà envisagé ! Mais vois-tu, j’ai un certain don pour percevoir le cœur des hommes. Je suis convaincue que tu es honnête, et que tu n’es pas le genre d’homme à faire ça.

Néo : Ah ? Eh bien, si tu me fais confiance…

Néo, pensées : C’est bizarre, c’est une sorte de pouvoir magique ? Elle vient peut-être de Runeterre. Mais, si c’est une magicienne, pourquoi travailler dans le négoce ? Je ne comprends pas…

Néo : Hum, en revanche, je dois te prévenir, je n’ai plus le moindre sou, je ne pourrai pas avancer l’argent pour la chambre.

Talim : Ce n’est pas un problème ! Je vais payer pour nous deux !

Néo : Vraiment ? C’est… c’est très gentil, mais je ne veux pas abuser de ta générosité. Je te rembourserai dès que je le pourrai !

Talim : Si tu y tiens !

Ainsi, après avoir fini leur repas, les deux compagnons se rendirent au comptoir, et demandèrent une chambre pour y passer la nuit.

Aubergiste : Vous désirez une chambre pour deux ?

Talim : Oui mon brave !

Aubergiste : Hum… c’est fâcheux, il ne me reste plus que des chambres individuelles. Du coup, je vous en donne deux pour la nuit, ça vous va ?

Néo : O…

Talim : Non, dans ce cas, nous nous contenterons d’une seule chambre.

Néo, pensées : Quoi ?

Aubergiste : Ah ? Moi, je veux bien, mais, il n’y a qu’un lit simple, ça risque…

Talim : Vous n’avez pas de paillasse ?

Aubergiste : Si. C’est ce que vous voulez ? Après tout, le client est roi, hein ? Suivez-moi !

L’aubergiste conduisit Talim et Néo à l’étage, dans une petite chambre. Il installa ensuite une paillasse, au sol, à côté du lit.

Néo : Donc… l’un de nous dormira dans le lit, et l’autre sur la paillasse. Je propose donc qu…

Talim : Je vais dormir sur la paillasse, bien sûr, je te laisse le lit !

Néo : Hein ? Mais non !

Talim : Mais si, c’est moi qui ai insisté pour qu’on dorme dans la même chambre, tu étais réticent, je l’ai bien senti. Mais je voulais vraiment passer la nuit avec toi, pour ne pas dormir toute seule ! C’est normal que ce soit toi qui ai droit au confort, non ?

Néo : Hum… peut-être… Mais, ce n’est pas ce que veut la galanterie ! Talim, je vais dormir à même le sol, et toi tu dormiras sur le lit. Je ne pourrai pas dormir l’esprit tranquille si je te sais dormir dans de mauvaises conditions ! Alors que te savoir dans un bon lit douillet me laissera l’esprit tranquille, et me permettra de dormir quelles que soient les conditions, tu comprends ?

Talim : Hum… oui, je comprends ce que tu veux dire, et j’accepte ! Merci de tout cœur !

Néo : De rien, c’est normal !

Finalement, Talim et Néo se couchèrent, non sans avoir continué de discuter longuement. Bien que leur conversation fut longue, Néo n’osa pas encore lui faire part de l’idée qui avait germée dans son esprit…

Le lendemain, un petit déjeuner assez sommaire leur fut servi : du pain noir, du thé nature et des œufs brouillés. Ce service était compris dans le forfait de la chambre : en échange, le client devait avoir libéré la chambre avant midi.

Ce faisant, Talim et Néo continuèrent d’échanger, apprenant peu à peu le passé de l’autre, et ponctuant de plus en plus leur conversation de petites blagues qui les faisaient tous deux rire. En peu de temps ils étaient devenus complices, et c’est alors que Néo prit le courage de surmonter sa timidité, pour enfin lui faire part de ses projets, et de sa demande très particulière…
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Néo
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MessageSujet: Re: Genèse   Jeu 2 Fév - 14:25

Genèse, partie 5 : Fondation du groupe

: Début de :
 

Néo : Talim… J’ai une idée dont j’aimerais te faire part. C’est un projet que je ne pourrai réaliser sans ton aide.

Talim : Ah ? Et quoi donc ?

Néo : Comme tu le sais, je suis un garde du corps. Enfin, je l’étais. Je sais plutôt bien me battre, mais j’ai aussi appris les rudiments de la stratégie, et je sais gérer un groupe de plusieurs hommes. Mais il n’y a que ça que je sache faire bien… Je pensais, qu’avec mes maigres compétences, je pourrais fonder un groupe de mercenaires. Ces mercenaires accepteraient de suivre mes directives, en échange ils partiraient en mission selon les demandes des citoyens, comme des missions de garde du corps, d’escorte ou d’enquête, et auraient le droit, pour chaque mission accomplie, de garder une partie de l’argent donné par le client. Cela dit, nous respecterions quand même un minimum d’éthique. Nous déclinerions par exemple des missions aux origines douteuses, ou nous demandant de tuer un innocent, ou ce genre de choses. Je pense qu’un tel groupe de mercenaires, finirait, au fil du temps, par se faire une bonne réputation au sein du pays, et évoluerait de façon positive, contrairement à la plupart des autres troupes de mercenaires qui finissent bien souvent par tomber dans le banditisme.

Talim : Je vois. C’est un beau projet, en effet.

Néo : Oui, je pense aussi ! Cependant… c’est là que j’aurais besoin de toi. Je ne pourrai pas mener à bien ce projet seul. Déjà parce que je ne pourrai pas seul attirer les mercenaires et les demandes de mission : je n’ai pas grande notoriété. Et, surtout, car je ne possède rien ! Pour fonder un tel projet, il me faudrait au moins des armes, un terrain pour dormir, et des vivres pour se nourrir. Or je n’ai pas le moindre sou… Alors que toi…

Talim : Tu voudrais que je t’aide à réaliser ton projet, et le finançant et en t’aidant à recruter des hommes et à te faire une réputation ?

Néo : Je sais que c’est égoïste de ma part. Tu as déjà ton métier, avec lequel tu vis très bien, et tu n’aurais aucune raison d’y renoncer pour suivre un pauvre gueux tel que moi…

Talim : Moi, je veux bien te suivre !

Néo : C’est vrai ?

Talim : Bien sûr ! Je t’aime bien, Néo, je sais que tu es sincère dans tes propos, et que tu souhaites faire les choses bien et proprement, en particulier sur l’aspect de l’éthique, qui t’est importante. C’est vrai que la plupart des mercenaires de nos jours ne pensent qu’au profit qu’ils peuvent se faire, et n’ont pas de regard sur l’origine de leurs demandes, même s’ils s’agit d’une sale besogne. Ce genre de comportement me dégoûte, mais si tu réussis à mettre en place ton idée, et à fonder un groupe dans lequel les mercenaires sont vraiment regardant sur les missions qui leurs sont proposées, il ne pourra avoir qu’un impact positif sur notre monde, et je pense qu’un tel groupe pourra même être amené à réaliser de grandes choses…

Néo : Oui, je l’espère ! Oh, bien sûr, toi-même tu ne partiras pas en mission, tu resteras au bastion pour gérer l’aspect technique. Tu seras… mon intendante ! Et tu pourras même prendre part à mes décisions !

Talim : Oui, hi hi ! J’ai hâte d’y être ! Bon, il faut se préparer alors ! C’est un travail de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, qui nous attend !

Néo : Oui, j’en ai conscience ! Il faut voir comment on fait pour trouver un endroit où s’établir. Il faut aussi commencer à dresser un premier stock d’armes et de provisions, et vu que tu en vendais, on peut commencer avec ce que tu possèdes déjà, non ?

Talim : Bien vu !

Néo : Ensuite, il faudra recruter des hommes… Et ça, ça risque d’être compliqué…

Talim : Mais non, ne t’en fais pas, je t’aiderai ! Allez, viens, on va déjà voir ce qu’on possède déjà, et dans quelle mesure on peut s’arranger pour acheter un terrain !

: Fin, et début de :
 

Ils se rendirent alors tous deux dans la roulotte de Talim, qui stationnait non loin de l’auberge. Ils comptèrent l’argent que possédait Talim, afin de voir dans quelle mesure ils pourraient investir. Ensuite ils firent l’inventaire des armes que possédait Talim, et, à cette occasion, Néo en prit une. En effet, vu qu’il n’avait emporté avec lui qu’une potion, et pas d’arme, il put ainsi s’équiper d’une épée en fer.

Ensuite, le duo se mit à parcourir le pays, avec deux objectifs : trouver un terrain propice pour fonder leur projet, et revendre les objets qui ne leur servirait pas comme les parfums ou les œuvres d’art pour augmenter leur capital.

Après plusieurs semaines de reventes et de prospection, ils finirent par trouver l’endroit idéal, et à amasser assez d’argent pour se le payer. Ils achetèrent ainsi, au bourgmestre d’une petite ville, un vaste terrain cultivable, perdu un peu loin de la cité et qui ne trouvait pas preneur. Ils s’étaient entre temps constitué un stock important de vivres, telles que des biscottes, des fromages et des tranches de viandes séchés, le genre de provisions que l’on pouvait garder très longtemps dans un placard sans qu’elles ne pourrissent. Mais, bien conscients que ces réserves ne seraient pas suffisantes à long terme, nos deux héros firent le tour des fermes et des moulins de la région, pour échanger des denrées ou des écus contre des graines, des légumes, voire quelques pièces de bétail. Ils purent ainsi obtenir des graines de blé, d’orge, d’avoine, de sésame, de moutarde, et de malt, qu’ils pourraient planter dans leur terrain pour se constituer leurs propres champs de céréales ; des pommes de terre, courgettes, aubergines, potirons, oignons, et bien d’autres légumes qu’ils pourraient cultiver en potager ; ainsi que des poules et un coq, qu’ils pourraient élever pour les œufs, voire la viande, et une chèvre pour le lait.

Dans les jours qui suivirent, Néo et Talim travaillèrent d’arrache-pied pour planter tout ce beau monde, et dresser le poulailler et l’enclos de la chèvre. Néo était étonné de constater la dévotion et le zèle que mettait sa collègue dans le travail de la terre ! Il se demandait même parfois si elle était vraiment d’origine bourgeoise, ce n’est pas possible se disait-il…

Enfin, après avoir préparé leurs champs et potagers, ils firent un dernier inventaire. Constatant qu’ils n’auraient jamais assez d’argent pour construire sur le terrain une bâtisse digne de ce nom, il fut convenu de remettre ce projet à plus tard, lorsque le groupe aura connu un essor suffisant pour pouvoir se payer la construction, et de commencer donc par se contenter de ce qu’il était possible de s’acheter. Ainsi, avec une grosse partie de l’argent qui restait, le duo fit l’acquisition de deux douzaines de tentes, qu’ils dressèrent en cercle autour d’une tente centrale, formant ainsi le camp qui serait le point de départ de tout le groupe.

Enfin, tous les détails techniques étaient réglés ! Il ne restait plus qu’à s’occuper de la dernière étape, la plus dure aux yeux du timide chef des mercenaires : le recrutement des premiers membres, et la promotion du groupe auprès de leurs futurs clients potentiels.

: Genèse : fin.

: À lire ensuite :

♣️ Fiche de Néo : http://rpfireemblem.forumactif.com/t39-neo-chef-des-mercenaires

♣️ Fiche de Talim : http://rpfireemblem.forumactif.com/t40-talim

♣️ Premiers recrutements : http://rpfireemblem.forumactif.com/t41-premiers-recrutements
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